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Filtration + respirabilité + durabilité: le triangle magique des masques etrëma

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Ou comment une PME d’une région éloignée a su créer le premier chainon manquant entre masques chirurgicaux jetables, performants mais écologiquement désastreux, et masques de tissus classiques, lavables mais inefficaces

Frëtt Solutions de Caplan en Gaspésie est la première entreprise au monde à offrir des masques réutilisables tout simplement lavables en machine ordinaire dont les performances égalent, et en l’occurrence excèdent, celles des masques jetables de niveau médical en filtration des particules fines et en respirabilité. Nous avons tout récemment rivé ce clou en obtenant l’approbation par Santé Canada comme manufacturier d’instruments médicaux.

Certes, cette performance peut manquer de facteur ‘’wow’’ pour ceux qui ne baignent pas dans la science des masques et de la protection individuelle. Aucun Yorkshire envoyé sur Vénus, et pourtant la gamme des masques etrëma (ëAIR, ëPRO et ëTECH) est une véritable percée technologique. Frëtt Solutions a réussi là où de nombreuses entreprises beaucoup plus grosses avaient échoué, au point de breveter mondialement son média filtrant ëncore©. Explications.

Un masque, c’est avant tout un filtre au travers duquel passe l’air ambiant pour  le débarrasser des particules solides ou liquides, poussières, cristaux ou gouttelettes qu’il transporte. Si les particules sont assez fines et donc assez légères pour rester longtemps en suspension dans l’air, on parle d’aérosols ; les épidémiologistes ont découvert pendant  la pandémie que ces minuscules gouttelettes volantes et invisibles générées par notre bouche et notre nez sont les principaux vecteurs des virus qui infectent les voies aériennes,. Avant, on accusait des particules beaucoup plus grosses, visibles, telles que postillons et crachats.

C’est un véritable changement dans la compréhension des épidémies respiratoires, et il arrive avec de nouveaux défis pour  la protection des personnes. Déjà, plus une particule est petite, plus elle est difficile à filtrer ; ensuite, maintenant que les particules potentiellement pathogènes flottent, c’est un véritable enceinte étanche autour de la bouche, du nez, voire des yeux qu’il faut pour prévenir efficacement les contaminations, pas juste un simple écran contre les projections.

Or, un bon masque, c’est avant tout un bon compromis entre pouvoir de filtration – la capacité de retenir les particules– et perméabilité – la capacité de laisser passer  l’air, la respirabilité. En effet, il est facile de concevoir quelque chose de très filtrant mais de pas respirant du tout  comme un sac plastique ou encore par exemple, ce masque cousu avec amour par Grand-Maman à partir d’une chemise de coton tissée très serrée, ou de très respirant mais de pas filtrant du tout, par exemple, ce masque qu’elle a taillé dans ce joli napperon en dentelle…

Ce qui est ardu, c’est de faire un masque dans lequel le porteur respire librement (sans que l’air passe sur son pourtour, comme avec les chirurgicaux) et dont la membrane arrête les particules les plus fines.

Pour contourner cette difficulté, les industriels du masque jetable trichent : ils chargent les fibres du filtre, qui sont faites de plastique, avec de l’électricité statique afin qu’elles se comportent comme autant d’aimants avec les particules et les aérosols. Ainsi, les masques jetables interceptent correctement ce qui passe à leur proximité tout en restant très légers, mais il y a un gros problème: cette charge électrostatique se dissipe surtout exposée à l’eau- l’humidité de notre respiration ou pire, une lessive. Résultat, au bout de 4 h maximum, un tel masque est bon pour la poubelle.

Jetable, il ne l’est donc pas pour rien.

Léger et filtrant, ça existait donc déjà, mais pas en version durable. Quand Frëtt Solutions a voulu développer un équivalent lavable des masques chirurgicaux contre la catastrophe écologique conjointe à la crise sanitaire, ce recours à l’électrostatique ou a tout autre artifice physicochimique qui se lessive, (additifs de surface, nanomatériaux…)  était donc exclu. C’est en optimisant la structure du média filtrant, notamment en « désalignant » les fibres d’une couche à l’autre pour améliorer le maillage, que nos chercheurs ont réussi à maintenir sa respirabilité tout en augmentant ses capacités naturelles d’interception des particules très fines. Un principe très “low tech”, qui agit directement via sa structure fibreuse, une filtration mécanique.

Comme un masque lavable de ce type n’existait pas encore son développement réservait des nouveaux défis. ; qui dit efficacité de filtration sur les particules très fines dit fibres très fines, et qui dit fibres très fines dit fibres très fragiles. Pour éviter donc que notre média filtrant ne se déplume, empoisonnant au passage le porteur du masque et les écosystèmes aquatiques avec les fibres synthétiques arrachées par le brassage et l’essorage, il a aussi fallu protéger ses fibres de l’usure mécanique intense à laquelle 100 passages en machine les exposent obligatoirement. Notre réponse : la structure multicouche des coussinets ‘’face-à-face’’ qui, d’une part limite la dégradation par frottement des textiles, et d’autre part séquestre les fibres qui pourraient s’en détacher afin d’empêcher leur dispersion dans l’environnement et de permettre le maintien de la filtration.

Quelques centaines de combinaisons de textiles techniques et quelques milliers d’essais de lavages plus tard, nous y sommes. Comme quoi, être astucieux avec des moyens limités et être vouloir faire une différence pour l’environnement plutôt que de du profit avec des consommables, peut rendre possible ce qu’on disait impossible depuis des décennies.

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